
MINORITE SILENCIEUSE
Curieusement, on accède à cette impressionnante église dominant la Place de la Vieille Ville par un passage voûté aboutissant à une courette exiguë, les maisons étant collées à l’édifice. A Paris, Haussmann avait fait le ménage autour des monuments… Ici, tout est resté dans son « jus » médieval. L’église est construite dans le même style que la cathédrale Saint-Guy. Tycho Brahé y est enterré. Pas trouvé la pierre tombale. Là aussi, c’était « no photos ».
Des jardins entourant le Château, je n’ai visité que ceux situés sous le Château dénommés jardins du Petit Fürstenberg, Kolowrat, du grand et du Petit Pfalffy, du Ledeburg. Les commentaires dans le guide étaient dithyrambiques. C’est un endroit assez agréable avec de petits jardins en terrasses, d’escaliers, quelques fontaines, un beau panorama sur Mala Strana mais rien d’extraordinaire non plus (ou alors, j’ai raté des trucs ?). En cette période de l’année, les parterres étaient bien fleuris. J’ai cherché en vain une sortie en bas des jardins. Il fallait refaire le chemin en sens inverse pour ressortir. Il était 19h, heure de la fermeture des jardins. J’ai dîné dans un resto un peu gastronomique de Mala Strana, servi par une jeune femme particulièrement enthousiaste.
Bon, le Château de Prague mérite bien encore un autre article… surtout que je dois tenir jusqu’au 30 juin…
Petite ballade : la place devant le Château bordée de vieux palais : superbe ! On a l’impression d’être au bord d’une falaise dominant la ville. Le Château est formé de plusieurs cours, nommées avec beaucoup d’imagination : première, deuxième et troisième cour ! A partir de la Basilique Saint-Georges, une rue part en descendant vers la sortie est. C’est à mon avis, l’endroit le plus attachant du Château. J’ai fait le chemin inverse pour retourner sur la place du Château. Par un passage sur le côté du palais Archiépiscopal, on accède à la Narodni Galerie installée dans le palais Sternberg. Il ne subsiste plus grand-chose de la décoration intérieure hormis quelques voûtes recouvertes de décors peints et un cabinet chinois (pas si chinois que ça…). De la collection de tableaux présentée sur trois étages, je n’ai plus grand souvenir hormis la grande salle ovale où sont exposés des Rubens et des Van Dyck. Là aussi, on n’est pas assailli par les foules de touristes… J’ai parcouru le jardin décoré de statues avant de m’asseoir dans la grande cour pour siroter un coca bien mérité.
Les carnets du Sphinx
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