Dimanche 15 novembre 2009
Je pars demain pour l’Italie comme l’année dernière à la même époque. L’hôtel m’a déjà envoyé deux mails pour me rappeler ma
réservation, m’indiquant incidemment qu’un rabais de 5% pourrait m’être accordé pour tout règlement en espèces. Hier matin, en allant acheter un ticket pour l’aéroport, j’ai trouvé une pièce de
deux euros dans le distributeur automatique. J’y ai vu un augure favorable. Ma valise n’est pas encore bouclée. J’attends toujours la dernière minute. J’ai horreur de ça, faire une valise ou un
sac… J’ai fait des listes, j’aime bien faire des listes : une liste d’objets et de vêtements à ranger dans la valise. Une autre de chose à faire avant de partie. Encore une autre d’affaires
à entasser dans le petit sac que je porte en bandoulière et qui, rempli, a le poids d’un boulet. Une dernière liste de tout ce que je dois avoir sur moi.
Par Le Sphinx
1
-
Recommander
Non seulement je recevais les catalogues Damart mais à présent, l’hebdomadaire Valeurs
Actuelles, feuille de chou réactionnaire, tombe chaque semaine dans ma boite aux lettres… On me considérait déjà comme assez vieux pour commander chez Damart, me voilà maintenant classé dans la
sous-catégorie « vieux con réac ». Je n’avais évidemment rien demandé. Chez Valeurs actuelles, ils attendent bien sûr un chèque comme
récompense de leur pugnacité. Ils l’attendront longtemps… Cependant le mal est fait. L’atteinte à mon image est incalculable : le facteur m’a sûrement déjà catalogué comme suppôt du
capitalisme et à la fin de l’année, énervé par la privatisation de la Poste, aucun doute qu’il ne me balance ses calendriers dans la gueule. Et je ne
parle pas des voisins bobos qui m’ont surpris dans l’ascenseur avec ce torchon sous le bras… Enfin, je suis quand même en vacances depuis vendredi soir.
Par Le Sphinx
0
-
Recommander
Ce
matin, beau temps, pas trop chaud, idéal pour une ballade. Après avoir fait les courses à Monoprix, j’ai décidé de prolonger les Journées du Patrimoine en allant visiter le Château de Vincennes.
En RER, ce n’est pas très loin. J’ai, encore, comme à mon habitude, réussi à me perdre à l’arrivée en partant dans le sens opposé... alors qu’il suffisait de se retourner pour apercevoir le
monument. Je crois que je posais pour la première fois le pied à Vincennes. Par un pont-levis, on
accède à l’immense enceinte du château entourée de très larges et profonds fossés secs. De cet
ensemble architectural, on visite seulement le donjon et encore que partiellement (trois niveaux
sur six). Après avoir franchi la poterne et escaladé un escalier à vis ajouré, l’accès au donjon
se fait par une passerelle au niveau du premier étage. Le plan intérieur est très simple : dans la partie centrale un petit couloir et une pièce dont les
voûtes reposent sur un pilier central, de petites pièces dans les tours. Les salles principales sont la Salle
du Conseil au 1er étage et la Chambre du Roi au second. Une curiosité dans
la salle de la Garde Robe : des voûtes lambrissées d’époque. Les pièces ne sont pas meublées
mais certaines conservent des restes de polychromie et de fresques réalisées par des prisonniers (le donjon fut transformé en prison dès le 16ème siècle
et accueillit des hôtes célèbres : Fouquet, le cardinal de Retz, Sade, Mirabeau, Diderot, Raspail…). Ce qui m’a le plus surpris est la hauteur
des plafonds. Quand on sait que le donjon bâti au 14ème siècle est d’une hauteur de 50 m (le plus haut du monde) et qu’il compte six niveaux, cela donne une hauteur moyenne de 8 m par
étage. La visite se termine par le rez-de-chaussée qui constituait autrefois la cave seulement accessible du le premier étage par un étroit escalier à vis. A ce niveau, la salle principale a été
divisée en deux. On sort par une porte percée au 18ème siècle. Je n’ai pas pu ensuite visiter la Sainte Chapelle qui était fermé jusqu’à la fin du mois. Dommage… Restauré depuis peu, le donjon parait bien neuf… Cela me met toujours un peu mal à l’aise de voir des
bâtiments anciens débarrassés de leur crasse séculaire. J’ai l’impression qu’on leur retire une
partie de leur histoire. Je suis ressorti par la porte opposée, du côté des bâtiments du 17ème siècle (Les pavillons du Roi et de la Reine). J’ai jeté un coup d’œil au fossé où le duc d’Enghien a été fusillé (sur la photo, l’emplacement est marqué par une petite colonne).
J’ai repris le RER jusqu’à Auber où j’ai fait une halte aux Galeries Lafayette sans rien acheter. Il était midi. Beaucoup trop de monde. Rentré dans mon quartier, j’ai fait quelques provisions
chez Picard. Je me suis arrêté chez un caviste en face de Nicolas où je n’étais jamais entré. J’avais envie de vin rouge. J’ai choisi un petit vin du Gard qui s’est révélé pas mauvais du tout,
assez éloigné des produits standardisés d’aujourd’hui
Par Le Sphinx
19
-
Recommander
Vendredi 25 septembre 2009
Je vieillis, de petits détails se chargent de me le rappeler de temps à autre… Ce soir, en rentrant, j’ai trouvé dans la boite aux
lettres un catalogue Damart… J’ai cru à une erreur, l’égarement d’un facteur débutant se trompant de boite mais non, mon nom et mon adresse étaient bien indiquées. Je ne leur ai pourtant jamais
rien acheté ni rien demandé d’ailleurs et je ne sais par quel méandre informatique ils ont obtenus mes coordonnées. J’attends avec impatience le catalogue Daxon.
Par Le Sphinx
11
-
Recommander
Commentaires