Dimanche 16 avril 2006

Je me lève à 7 heures. Aujourd’hui est une journée particulière. A 9 h 30, j’ai rendez vous avec Patrick et son ami Jacky. Nous devons nous rencontrer pour visiter l’exposition Ingres au Louvre. Cela s’est décidé il y a quelques jours. J’ai accepté. Je suis un peu anxieux mais je pense que tout va bien aller. Cela me fait drôle de passer de la rencontre virtuelle à la rencontre réelle. Je vais jusqu’à une station de metro qui  permettra de rejoindre Concorde sans changement. Le temps est gris, il pleut. Je passe au milieu du marché. Beaux étals de fruits et de légumes, pas encore dévalisés pour la préparation du repas pascal. En sortant de la station Concorde, je marche jusqu’au Louvre en passant sous les arcades de la rue de Rivoli. J’aime bien ce parcours. J’arrive un peu en avance au point de rendez-vous : la boutique des « Minéraux du Carrousel », un de mes magasins fétiches.  Personne. Je fais le tour des boutiques voisines. Quelques minutes plus tard, j’aperçois deux garçons qui regardent la vitrine des « minéraux ». Ce sont eux. J’en suis sûr. Je m’approche. Nous nous regardons : « Sphinx ? (en fait on a cité mon vrai prénom) » - « Patrick, Jacky ? ». Ce sont bien eux. Nous partons pour voir Ingres. Déjà beaucoup de monde sous la pyramide. L’exposition est très réussie, bien organisée par thèmes. Les portraits sont magnifiques. Beaucoup proviennent de musées américains. Mon préféré est celui de Monsieur Bertin, personnage presque balzacien J’imagine bien le baron de Nucingen ainsi portraituré. A la fin de l’expo se trouve « Œdipe et le Sphinx », tableau que j’ai pris comme totem pour mon blog. Une autre version, appartenant à un musée de Baltimore, aux coloris plus pales, inversée et d’un format plus réduit, est exposé à côté (je viens de lire sur une monographie qu’il en existe une troisième version, proche du tableau du Louvre. En sortant, nous allons prendre un café en terrasse place André Malraux devant la Comédie Française. Nous faisons plus ample connaissance ce qui n’était guère possible durant la visite de l’expo. Pour le déjeuner, Jacky propose d’aller chez Ladurée, rue Royale. Omelette « Ladurée » pour chacun. En dessert, religieuse à la fraise pour Jacky et Patrick, un Mont-blanc pour moi (toujours cette addiction à la crème de marrons !). Nous partons ensuite en promenade dans le Marais. Beaucoup de monde. Habituellement, je ne fréquente pas trop ce quartier. J’ai presque l’impression d’être un touriste dans ma propre ville. Nous poussons jusqu’à Beaubourg. Visite à la librairie. Jacky nous offre une boisson dans un café, rue Vieille-du-Temple. Nous visitons quelques boutiques. Il se fait tard. Patrick et Jacky doivent rentrer. Je les accompagne jusqu’à l’arrêt de bus, place du Châtelet. Nous discutons un peu en attendant l’arrivée du bus. Nous prévoyons de nous revoir prochainement. Le bus arrive. On se fait la bise. Me voilà reparti à pieds vers Concorde. Il est plus de 18h. J’ai passé une très bonne journée avec Patrick et Jacky. Ce sont des personnes chaleureuses et passionnantes. Ils m’ont parlé de leur vie, de leurs voyages, de leurs passions... Je n’en dirais rien par discrétion. Une grande complicité les unit. J’espère ne pas avoir fait trop pale figure auprès d’eux.

 

 

 

PS : Patrick pense être gros mais il ne l’est pas.

Re-PS : Jacky a un sourire magnifique.

Re-Re-PS : c’est dommage que Haysi n’ai pas pu venir.

 

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Jeudi 13 avril 2006
L’entrée. Cinq portes et une penderie. Murs et plafond peints en rouge pour faire ressortir les portes blanches. Décoration jugée très audacieuse par mes parents dont l’appartement est peint de façon uniforme en « zéphyr de sable » (sorte de jaune clair pisseux). Aucun meuble, pas de place. Un luminaire en forme de soleil au plafond. La porte et demie du séjour, vitrée, reste ouverte en permanence
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Mercredi 12 avril 2006
Ce soir, en sortant du bureau, j’ai fait un détour chez Verlet pour acheter les fameuses confitures savoyardes conseillées par Patrick. J’ai pris ce que je mange habituellement au petit déjeuner : cerises et agrumes.  Demain, je goûterai ces petits plaisirs sucrés.
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Mardi 4 avril 2006

La cathédrale de Vetusta, *** au guide bleu Michelin, un peu retapée au XIXème siècle.

Le cloitre de la cathédrale du XIVème (**Michelin)

Le jardin des Evêques (Pas d'étoiles mais c'est mon endroit préféré)

Deux vues de la terrasse du jardin des Evêques sur la campagne pas trop urbanisée de ce côté.

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Lundi 3 avril 2006

L’age d’or de Vetusta est depuis bien longtemps révolu. C’est une ville millénaire, sans doute l’une des plus anciennes de France. Il ne subsiste malheureusement plus guère de ces antiques restes. A la fin du XIXème siècle, à son apogée, elle  se couvrit d’immeubles de pierre de taille qui ne sont plus à présent que les témoins délabrés de sa prospérité passée. On la surnomma même le « Bayreuth français » car elle avait été atteinte par le syndrome Manaus. Le déclin inévitable de sa principale activité la ruina. Seuls sa position sur un axe important de communication et l’appétit des « nordistes » pour le soleil l’ont sauvé d’un oubli poussiéreux. Envahie à présent par peut-être les descendants de ceux qui vinrent quelques siècles auparavant égorger ses habitants, quelle ironie ! Mais plus personne ne se soucie de ces vieilles histoires. Aujourd’hui, La seule chose en expansion à Vétusta est la misère. Le chômage atteint un taux de 25 % et les restos du cœur n’ont jamais connu autant de clients. 

 

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