« Vetusta, cinq minutes d’arrêt ! »
Me voici arrivé. Je suis le premier à descendre de la rame du TGV. J’aperçois presque tout de suite ma mère, frêle silhouette encapuchonnée. Embrassades. Il tombe une pluie fine digne de la Bretagne. Mon père, mal garé, attend dans la voiture. Nouvelles embrassades. La petite Peugeot bondit joyeusement dans les avenues de Vetusta. Nous arrivons tout en haut, à la maison. Je retrouve ma chambre. Je suis un peu sonné d’un réveil à près de cinq heures du matin et du rythme lancinant du train qui est comme une anesthésie des sens. Le plaisir des retrouvailles est célébré autour d’une bouteille de champagne rosé.
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