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MINORITE SILENCIEUSE

Il sera en boite et mort donc pas d'entretien, je le réceptionne la semaine prochaine.
Planning chargé aujourd’hui :
10 h – fnac : quelques livres à acheter ?
10h30 - thé : reconstitution des stocks stratégiques au Palais des Thés.
11h - déco : descente dans une boutique de naturaliste-taxidermiste du quartier latin pour chercher quelques petites bêtes à accrocher au mur.
12h - restaurant : repéré dans mon ancienne rue un resto tenu par un jeune chef, formé chez de grands cuisiniers, dont les prix sont encore raisonnables.
14h - coiffeur : plus de 2 cm de longueur de cheveux, cela ne peut durer plus longtemps.
14h30- horloger : réparation de ma vraie fausse-montre Cartier.
17h - expo Bonnard : troisième (et dernière ?) tentative, si nouvel échec je ne réponds plus de rien…
18h30 - ciné : le film « camping » a l’air assez sympa et me tente, en plus ce n’est pas très long (1h30).
11h10 : je me casse les dents pour la deuxième fois devant l’expo Bonnard. Encore une file d’attente interminable… surtout des personnes âgées qui n’ont que cela à faire, attendre… Pas étonnant que peu de parisiens visitent leurs musées, ils sont tous à faire la queue pour voir des expositions. Je rebrousse chemin, traverse la Seine pour prendre le RER qui me ramène à la maison en quelques minutes. J’ai quand même réussi à revoir l’exposition Ingres. Une visite presque privée puisque, arrivé à l’ouverture, j’étais l’un des rares visiteurs.
Dans la série tout va mal : ma vraie fausse-montre Cartier est tombée en panne. J’espère que ce n’est que la pile. J’essaie désespérément de recharger mon portable. Sur internet, mon e-carte bleue est refusée pour « raisons de sécurité ». Sur l’automate de la banque, tout ce passe bien jusqu’à : « service indisponible ».
La chambre est une pièce très imparfaitement rectangulaire, forme étrange due à des contraintes topographiques et architecturales. Sur la longueur se trouvent deux portes, la porte d’entrée de la chambre et une porte qui donne sur une petite salle de bains. Sur la longueur opposée, le mur extérieur, se trouve la fenêtre, faisant face à la porte de la salle de bains. Sur le côté droit en entrant, mitoyen au séjour, est bâti un placard maçonné. Le mur opposé où s’appuie le lit est commun avec l’appartement contigu appartenant à un couple d’italiens, les B. qui viennent à Paris seulement une semaine par an. La salle de bains et les toilettes m’isolent du couloir desservant les appartements de cet étage. Les murs sont peints d’un vert très clair presque. La moquette est de couleur chocolat
Seulement quatre meubles :
Je ne compte pas comme meuble un tapis persan qui occupe seulement l’espace en deux dimensions. Au dessus du lit, est accrochée une œuvre de Fofollette, ma collègue de travail (c’est la photo du dessus). Au dessus du semainier, j’ai placé une photo tout en longueur représentant une forêt de séquoias, tant ce meuble me fait songer à un tronc d’arbre.

Le journal d’un vieux pédé parisien
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