Samedi après-midi. Mes amis habitent une maison dans un lotissement d’une commune contiguë de la ville. C’est la campagne, sans être complètement à la campagne. Des maisons aux toits d’ardoise dans de petits jardins ceinturés de haies. Un endroit tranquille.
Nous déjeunons tard. On m’accueille comme si nous nous étions seulement quittés la veille et non pas depuis presque trois ans. Ils ont changé. Je les trouve plus détendus, plus établis dans la vie. Ils me parlent de leurs voyages, de leurs sorties, rendues plus faciles à présent que les enfants sont plus grands. Ils ont également effectué des aménagements dans leur maison et en projettent de nouveaux. Mon ami est assez bavard. Pas de temps morts. Aucun de ces moments délicats où chacun cherche désespérément à relancer la conversation. Après le déjeuner, nous partons faire un tour dans le centre de la ville. Beaucoup de monde dans les rues commerçantes. Beaucoup de jeunes dont certains au look ostensiblement gay. On me montre les magasins en s’excusant en riant que ce ne soit pas comme à Paris. Nous passons devant la boutique de l’épouse du copain où nous ne pouvons entrer faute de clefs, oubliées à la maison. Nous revenons après avoir fait quelques achats de livres pour les enfants. Nous dînons également tard. J’ai froid. Je n’ai pas emporté de pull. Depuis que mes parents n’ont plus leur maison, j’ai oublié combien les demeures campagnardes étaient froides. La soirée n’en finit pas. Les enfants sont au lit depuis longtemps. Je voudrais me coucher. Dormir.
par Le Sphinx
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Samedi matin. Le TGV file vers l’ouest. Je pars visiter un ancien collègue parti depuis une dizaine d’année dans une petite ville de province. Nous nous connaissons depuis presque vingt ans mais nous avons travaillé seulement quelques années ensemble. C’est lui qui a décidé de notre amitié, sans doute me trouvait-il « exotique »… Nous n’avions que très peu de choses en commun hormis l’âge. Depuis, les différences se sont encore accentuées : il a fondé une famille, a eu deux enfants, est parti s’installer dans une petite ville tranquille de province. Je suis toujours célibataire, parisien… et pédé mais il n’est pas au courant de ce dernier détail.
En dix ans, nous nous sommes revus à cinq reprises rarement pendant plus d’une journée.
J’ai froid dans le train. Mon optimisme m’a fait me vêtir d'un polo à manches courtes et d’un blouson. Le trajet dure moins de deux heures juste le temps de me plonger dans une biographie des sœurs Mitford achetée la veille.
Il est midi passé lorsque je descends du train. Je ne reconnais personne sur le quai. Je me hasarde dans le hall de la gare. Toujours personne. En ressortant sur le quai, je tombe sur eux, lui et ses deux filles.
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Depuis quelques temps, je ne peux plus faire de courses sans faire un détour par le rayon sucreries et petits gâteaux. C’est une attirance irrésistible pour le sucré contre laquelle ma volonté se trouve plus endormie qu’impuissante. Ces friandises constituent souvent mon repas du soir complété par quelques fruits qui m’assurent malgré tout une bonne conscience. Je dois même avouer que je suis entrain de rédiger ce post en grignotant des M&M’s. J’ai mes préférences : crème de marrons, réglisse, chocolat au lait, sous toutes leurs formes…
Suis-je en phase de régression infantile ou train d’essayer de compenser un manque ? J’ai déjà connu de tels errements alimentaires qui étaient liés à des situations professionnelles difficiles pour moi aggravées par une solitude quasiment absolue. Il y a une vingtaine d’année, le soir, en sortant du bureau, je faisais près de deux kilomètres à pieds pour aller acheter une ou deux parts de gâteaux au « Moule à Gâteaux », chaîne de patisseries qui a depuis périclitée. Comme l’enfance n’est pas une période que je regrette et que je ne ressens aucun manque de quoi que ce soit, j’en ai déduit qu’il s’agissait plus d’un début d’addiction au sucre. En fait, je pense avoir commencé à grignoter parce que je m’ennuyais. Pourtant depuis le début de l’année, je n’ai jamais été aussi occupé. Mais me voilà à présent « accro »… Je vous laisse, je crois qu’il reste un paquet de M&M’s…
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J’ai vu Jupiter dans son habit étincelant descendre des cintres. J’ai vu une grenouille facétieuse agacer les musiciens dans la fosse d’orchestre. J’ai vu Platée, reine des marais, en robe de mariée, arrivant sur son char. J’ai vu…
Samedi soir, je suis allé à l’Opéra Garnier avec Patrick pour la « dernière » de Platée de Rameau. C’était une « première » pour moi et aussi la deuxième fois que je rencontrais Patrick. J’avais déjà visité l’Opéra mais je n’avais jamais assisté à une représentation.
Nous étions placés dans deux loges différentes au premier et nous nous sommes faits signe de la main.
Trois heures d’un véritable enchantement. Le rideau s’ouvre sur un décor composé par les gradins d’un cinéma ou d’un théâtre qui vont peu à peu se désintégrer au fil des actes tout en se couvrant d’une végétation moussue. La mise en scène, résolument moderne, nous donne un spectacle enlevé où l’humour et la dérision sont toujours présents. La musique est magnifique avec un orchestre dirigé par Marc Minkowski. Les arias, particulièrement celui de la Folie, me paraissent de véritables prouesses vocales. C’est vraiment un très beau spectacle même accessible à des non initiés comme moi.
En sortant, nous descendons le boulevard des Capucines alors que la pluie tombe encore. Arrêt au café de l’Olympia pour prendre un verre et continuer d’échanger nos impressions. Le seul regret de cette soirée est que Jacky, l’ami de Patrick, n’ait pu venir.
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Mon blog rank a atteint un nombre symbolique qui ravira un certain lorrain...
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