Finalement, pour ce déjeuner de dimanche, j’avais bien réussi ces religieuses au crabe et au guacamole (le crabe est dans la grande
boule, le guacamole dans la petite…). Le glaçage noir a été réalisé avec de l’encre de seiche. C’était très léger. Patrick et Jacky ont bien apprécié. Pour le dessert, j’avais préparé un macaron
géant aux fraises des bois. Délicieux. Je suis vraiment doué… Et comme je suis modeste, je n’ai pas dit que j’avais tout confectionné…
par Le Sphinx
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Belle soirée, ce samedi, à l’Opéra-Bastille, en compagnie de Patrick et Jacky, pour le Barbier de Séville. On nous annonce avant le
lever de rideau, le remplacement du baryton tenant le rôle de Figaro, souffrant. Cela n’altérera en rien la qualité du spectacle même si Jacky trouve que les voix manquent un peu de précision
tout en reconnaissant que les opéras de Rossini sont difficiles à chanter (c’est bien ça, Jacky ?). Je ne peux rien en dire n’y connaissant rien et n’ayant pas l’oreille musicale même si
cela ne m’empêche pas d’apprécier les vibratos des artistes. Nous étions bien placés au dixième rang, un peu de côté. La mise en scène est de Coline Serreau qui a voulu donner un caractère
mauresque aux décors et aux costumes (ces derniers pourtant semblent plutôt être d’inspiration turque…) pour « que (l’histoire) se passe
dans un monde où l’enfermement de la moitié de l’humanité est encore la règle ». Mouais… vision un peu simpliste… c’est oublier que de nombreuses femmes vivant dans des pays musulmans
sont émancipées. Les décors sont quand même très réussis, particulièrement au deuxième acte où est reconstitué un patio andalou. Cela change un peu des décors trop contemporains mais il est vrai
que l’intrigue est assez peu transposable à notre époque. Voilà une soirée très agréable…
par Le Sphinx
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Je n’avais pas encore six ans en mai 68. Je n’en garde aucun souvenir hormis l’inquiétude de mes parents que je ressentais. Bien
qu’encore trentenaires, ils s’inquiétaient déjà du moindre événement sortant de l’ordinaire. Je ne me souviens même plus si l’école était en grève ou si j’avais vu des manifestations.
Bizarrement, c’est un événement survenu trois mois après qui m’est resté en mémoire. Une cousine âgée de 16 ou 17 ans était venue passer une quinzaine de jours chez nous. Mes parents lui avaient
fait visiter Paris et elle avait absolument voulu voir le Quartier Latin. Nous y étions allés en voiture. Mon père avait fermé les portières du véhicule en laissant les clés à l’intérieur. Il
avait du rentrer à la maison en metro pour ramener un double. Dans la rue de la Sorbonne où nous étions garés se trouvait un gros tas de pavés soigneusement empilés. Les fameux pavés de mai
68…
par Le Sphinx
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