Mercredi 29 août 2007

Après m’avoir offert la semaine dernière un livre de cuisine, Fofolette m’a donné hier un très joli vase. Très tendance avec ces quelques mots gravés sur le verre : « sucre, farine, semoule… ». Je vais devoir trouver quelques fleurs pour le garnir…

 

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Lundi 27 août 2007

Dernières dépêches – Nicolas S. recevra aujourd’hui au Palais de l’Elysée la famille de Raymond Barre, injuste victime de l’âge et de la maladie. Le Président étudie la possibilité de traduire en justice le médecin traitant de l’ancien Premier Ministre. Cecilia S. accompagnée de ses enfants se rendra aux obsèques prévues mercredi prochain en la chapelle du Val-de-Grace.

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Dimanche 26 août 2007

Le plus beau jour de ma vie, je l’ai vécu durant l’été 1983. Je ne me souviens même plus de la date exacte ! J’avais 21 ans et après avoir passé plus de dix ans dans la chlorophylle périgourdine, je venais d’emménager à Paris, la ville où j’étais né et où je voulais vivre. J’avais un travail, un appartement, j’étais LIBRE ! La vie ne pouvait qu'être belle à présent... L’adolescence m’avait paru un enfermement interminable. Pourtant mes parents n’étaient même pas sévères. Me noyer dans l’anonymat parisien était mon objectif depuis plusieurs années tant j’avais conscience d’être différent des autres. J’en étais arrivé à économiser sordidement mon argent de poche pour mon installation… Même si ma famille se trouvait à présent à plus de 500 km, je n’ai jamais été aussi heureux que ce jour là. Vingt quatre ans après, je n’en reviens toujours pas de cette liberté…

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Samedi 25 août 2007

Aujourd’hui, je me suis évadé… vers l’Inde… A 13 h, j’étais à la porte d’un restaurant indien dans ma rue préférée qui arborait sur sa devanture depuis le début de l’été une prometteuse banderole « changement de propriétaire ». J’avais déjà mangé dans ce restaurant il y a quelques années et n’en avait pas gardé un souvenir ébloui. Une femme européenne m’accueille ce qui me surprend, je m’attendais à voir des indiens ou des pakistanais. Pas beaucoup de références à l’Inde dans la décoration intérieure. Les sièges Louis XV et Louis XVI (ces derniers laqués de blanc et capitonnés de tissu rouge) donnent à l’endroit un petit air bollywood-kitch. Je choisis un assortiment de viandes grillées en entrée, un carry d’agneau et en dessert une glace indienne aux pistaches appelée kolfi. On m’apporte pour patienter une crêpe et trois sauces. Je suis le seul client. La dame très gentiment m’explique la composition des plats. Je n’arrive même pas à terminer le carry d’agneau tellement l’entrée m’a déjà rassasié. Elle me propose d’emballer les restes pour que je les emporte. Après le café, la note m’est apportée dans une boite sculptée remplie de petits bonbons. Beaucoup trop mangé. Lorsque je repars, deux autres tables sont occupées, l’une par un couple de touristes (des espagnols ?) et une autre par des étudiants en architecture dont l’un a dit à la patronne du resto qu’il était né en Inde. Je repars chez moi lesté comme un galion espagnol de retour des Amériques… Le quartier commence à s’animer à nouveau, des boutiques rouvrent. Les vacances sont bientôt terminées… 

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Samedi 18 août 2007

Ce matin, sur les conseils de Metrosexuel qui est une sommité en matière cinématographique, je suis allé au ciné à Montparnasse voir « Caramel ». Ce film raconte une tranche de vie de cinq femmes d’âges différents évoluant dans un milieu social modeste à Beyrouth. Le titre fait référence au produit utilisé en orient pour l’épilation, quatre des héroïnes travaillant dans le même salon de coiffure. La réalisatrice qui tient l’un des rôles principaux a évité le piége du cliché du Beyrouth renaissant de ses décombres. De même la ville ne sert pas de faire valoir au film. Même si toutes les scènes sont très bien filmées, ici pas de panoramiques de la Méditerranée ou de ruines romaines en arrière-plan… Les plans pourraient être tournés dans n’importe quelle ville méditerranéenne, ordinairement banale. Les problèmes de la société libanaise (intégrisme religieux par exemple) sont évoqués mais ne prennent jamais le pas sur l’histoire de ces femmes. L’homosexualité féminine est y même abordée d’une façon très subtile. On n’essaie pas de nous faire rire mais seulement sourire et heureusement on ne nous assène pas de séquences « émotion » destinées à nous faire sortir les mouchoirs comme dans certains films intimistes. C’est la vie tout simplement… avec l’exotisme en plus pour nous occidentaux.

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