Mercredi 27 septembre 2006
J’ai profité de ma seconde semaine de vacances, à Paris cette fois, pour aller plusieurs fois au cinéma. Bonne pioche, tous les films étaient plutôt bons, sauf un. Je livre en vrac :
Thank you for smoking : Cette comédie américaine a pris comme personnage principal un « méchant », un redoutable lobbyiste oeuvrant pour l’industrie du tabac, qui manie la langue de bois avec une déconcertante facilité, clouant le bec aux détracteurs de ses employeurs. Mais quand on mange avec le diable… Une vraie bonne comédie satirique dont seuls les américains semblent avoir le secret.
Quand j’étais chanteur : Séquence nostalgie pour ce film avec Depardieu en chanteur vieillissant animant les thés dansants du 3ème âge dans une ville de province. Cécile de France est également à l’affiche dans un rôle moins nunuche que dans « Fauteuil d’orchestre ».
Little miss sunshine : La petite Olive part en Californie pour participer à un concours de mini miss. Sont également du voyage : sa mère, son père, auteur raté d’une méthode infaillible pour réussir, son frère, muré dans un mutisme absolu, son oncle gay, spécialiste de Proust, qui vient de tenter de se suicider et le grand-père, camé et obsédé sexuel. Evidemment le voyage ne se déroule pas comme prévu… Le plus réussi des cinq films vus durant cette semaine de vacances à Paris. Bon dosage entre humour et émotion, l’intérêt ne faiblit pas durant tout le film.
Je vais bien, ne t’en fais pas : Un film sur l’absence, joué avec délicatesse par de très bons acteurs. Les grands drames et les petits riens de la vie. J’ai trouvé ce film très « rohmerien » La fin m’a tiré quelques larmes. Je le place en n° 2 derrière « Little miss ».
La méthode : Unité de temps, de lieu et d’action. Presque du théâtre filmé. Sept postulants à un poste de cadre sup sont enfermés dans une pièce. Ils savent que l’un d’eux travaille pour la société qui veut les recruter. Le massacre peut commencer. La première partie est bien mais il y a ensuite une cassure de rythme lorsque la taupe se dévoile. Le réalisateur aurait pu faire monter la pression jusqu’à la fin du film. Ce n’est pas mal quand même. L’un des acteurs, Carlos, ressemble un peu à Prince Charmant (Je colle la photo ici pour Haysi).
Président : un film opportuniste dont on ne discerne pas le propos. C’est mou et ennuyeux. Seul le dernier quart d’heure voit un peu d’action. Raté.

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