Ce soir, mon appartement était illuminé de lueurs surnaturelles, du genre « rencontres du troisième type »…. Aucun extraterrestre dans l’histoire
mais le tournage d’un film dont les puissants projecteurs renvoyaient dans mon intérieur une lumière crue et aveuglante. J’ai fermé les volets. J’entendais encore leurs groupes électrogènes. Ce
matin, j’ai fait une bonne action, enfin non, plutôt un beau geste. En partant, alors que j’étais déjà dans l’ascenseur, j’ai entendu une porte s’ouvrir. J’ai retenu l’ascenseur. un homme que je
n’avais jamais vu est arrivé. Plus jeune que moi sûrement. Il avait l’air surpris de voir que je l’avais attendu. Il ressemblait au voisin qui occupe l’appartement contiguë au mien mais il me
semble qu’il n’a que des filles. Je suis descendu au rez-de-chaussée et lui a continué jusqu’au deuxième sous-sol après m’avoir souhaité une bonne journée. Un dimanche matin, de bonne heure,
j’avais vu sortir un beau jeune homme d’un appartement habité par un vieux monsieur. Il avait l’air gêné de me voir et à la façon maladroite dont il essayait de sortir de l’immeuble en cherchant
les interrupteurs d’ouverture des portes, j’en avais conclu qu’il n’était pas un familier des lieux…
par Le Sphinx
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Dimanche 25 novembre 2007
Ce soir, j’ai dîné dans la cuisine. Une fois n’est pas coutume. J’avais envie… Je n’y prends que le petit déjeuner et habituellement je dîne en tête à tête
avec mon ordinateur avec un œil sur la télé.
Mes congés sont terminés. Je reprends le travail demain matin. Pfff…. J’avais pris goût aux vacances…
Finalement, c’est très agréable de ne pas travailler. Quel plaisir de faire les courses à Monoprix en dehors des heures de pointe en compagnie des mémés qui errent désemparées dans les allées du
rayon vins et alcools… Je crois que je pourrais me passer très facilement du boulot. Comme à chaque retour, je vais sans doute trouver sur mon bureau une merde urgente à traiter. Ma seule
consolation est de retrouver Fofolette qui reprend également lundi.
Sarkozy est en Chine. Gardez le ! On peut être sûr qu’il ne va pas trop
embêter les chinois avec les Droits de l’Homme. D’ailleurs, Rama Yade, la secrétaire d’état potiche aux droits de l’homme n’est pas du voyage. Comme
Sarkozy emmenait sa mère et son fils (Qui paye ?), il n’y avait sûrement plus de place.
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Aujourd’hui, marathon-expositions avec Patrick venu à Paris pour la journée. Jacky n’avait pu l’accompagner. Nous commençons par Courbet au Grand Palais.
Nous avons des billets coupe-file pour 12h30. L’attente n’est que d’une dizaine de minute et, ô surprise, les salles d’exposition ne sont pas bondées de visiteurs comme je le craignais… Des
autoportraits aux chairs ivoirines se détachant sur des fonds sombres jusqu’aux natures mortes « alimentaires » de l’exil en Suisse, toute l’œuvre de Courbet est représentée. Certaines
paraissent désuètes, comme les scènes de chasse. On trouve bien sûr les tableaux les plus connus : « L’enterrement à Ornans », « Bonjour, Monsieur Courbet »,
« L’atelier du peintre » et le sulfureux « Origine du Monde » (n’existe pas en version masculine). Ma préférence va aux paysages de Franche-Comté, terre natale de Courbet,
notamment les vues des falaises des environs d’Ornans. De nombreuses photos sont également exposées. Eh oui, la photographie existait déjà à cette époque.
Deux stations de metro plus loin et nous nous retrouvons à la Madeleine à la Pinacothèque de Paris pour voir l’expo Soutine. Enfin, revoir pour moi puisque
je l’avais déjà parcourue il y a quelque temps.
Retour sur la rive gauche, pour l’expo « Allemagne, les années noires » au Musée Maillol qui présente des œuvres d’Otto Dix, de Max Beckmann,
George Grosz et de Ludwig Meidner. C’est le témoignage au travers de l’œuvre de ces artistes de l’atrocité de la guerre de 14/18, des bouleversements de la société d’après-guerre et de la montée
du nazisme. Peu de toiles mais beaucoup de dessins, de lithographies et d’eaux-fortes dont le monochromatisme accentue encore davantage la dureté des sujets représentés. De nombreux visiteurs
dont pas mal d’enfants pour cette exposition « difficile »…
Après un tour au Bon Marché et chez Coran, nous nous dirigeons vers Montparnasse. Que de monde dans ce quartier ! A croire que les parisiens ne sont pas
trop fatigués par les grèves. Halte dans la brasserie à l’angle de la rue du Cherche-Midi et de la rue Saint-Placide pour se désaltérer. J’accompagne Patrick jusqu’à son train avant de reprendre
mon metro. Il est presque 19h. Une bonne journée et j’étais content de revoir Patrick.
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Hier midi, je suis allé déjeuner dans un restaurant de mon quartier que j’avais déjà testé lors de mes précédentes vacances. C’est un petit
établissement situé dans une rue fort laide et bruyante. Bizarrement, un autre établissement réputé est situé un peu plus loin ce qui confirme ma théorie dite du « traiteur chinois ».
J’ai remarqué en effet que les meilleurs chinois étaient situés dans les endroits commercialement les moins favorables. Lorsque je suis entré, deux tables de six personnes étaient déjà occupées.
Le serveur, un très aimable jeune homme, m’a reconnu. La salle est un mouchoir de poche qui ne comporte qu’une douzaine de tables. La déco est assez sobre, sans chichis. Même la vaisselle se veut
simple. Il faisait un peu trop chaud et j’aurais préféré de la musique classique plutôt que d’écouter un clone de NRJ. La carte change toute les six semaines et utilise des produits de saison.
J’ai commandé en entrée des makis de foie gras au jambon de Bayonne et aux pruneaux. Ensuite un cuissot de sanglier mijoté durant 9 heures accompagné d’une purée de betteraves et des coings. La
viande était vraiment excellente et j’ai trouvé assez original d’utiliser des betteraves et des coings. J’ai bu deux verres de vins du Sud-Ouest, du rouge et du blanc. Le dessert, une ronde de
différentes douceurs, était bien moins bonne que la fois précédente mais j’avais aussi sans doute la panse plus remplie. En fin de repas, le cuisinier est passé de tables en tables. Je ne
l’imaginais pas aussi jeune. Il était assez séduisant aussi et très extraverti. Il doit avoir dans les trente ans. Le soir, j’ai téléphoné à Fofolette qui n’était pas allée au bureau depuis le
début de la grève. Nous nous retrouverons donc lundi prochain.


Les photos ne sont pas très bonnes car je n’ai pas utilisé de flash pour ne pas importuner les autres clients.
par Le Sphinx
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Mercredi 21 novembre 2007
Je viens de m’apercevoir que je n’avais pas posté un article écrit à la suite de la visite en octobre de l’expo Soutine à la Pinacothèque de Paris. Il n’est
pas trop tard pour réparer cet oubli. La Pinacothèque est un espace d’exposition privé appartenant au Crédit Agricole et situé Place de la Madeleine. Louable initiative de cet établissement… De
Soutine, je ne connaissais que peu de choses sinon sa réputation de peintre maudit et quelques tableaux qui s’étaient gravés dans ma mémoire, comme le
« petit groom » ou les carcasses de bœufs… Les musées français ne sont pas trop fournis en Soutine. Une centaine de tableaux sont présentées provenant pour la plupart de collections
privées… Jamais sans doute une œuvre n’a reflété aussi bien les méandres d’âme tourmentée. Soutine, c’est la couleur qui s’étale en de larges et épais
coups de pinceau. Ce sont aussi, parfois des œuvres si tourmentées qu’on peine à en deviner le sujet… Mon cœur va vers les paysages de Cagnes où des maisons chancelantes aux murs tordus semblent
vouloir partir dans un tourbillon de couleurs. Les œuvres des dernières années, plus monochromes, me plaisent moins. J’ai été poursuivi de salle en salle par un groupe de visiteurs mené par une
conférencière. C’était assez pénible compte tenu de la relative étroitesse des lieux. J’aime bien avoir de la place pour admirer les tableaux.
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