
MINORITE SILENCIEUSE
Hier midi, je suis allé déjeuner dans un restaurant de mon quartier que j’avais déjà testé lors de mes précédentes vacances. C’est un petit
établissement situé dans une rue fort laide et bruyante. Bizarrement, un autre établissement réputé est situé un peu plus loin ce qui confirme ma théorie dite du « traiteur chinois ».
J’ai remarqué en effet que les meilleurs chinois étaient situés dans les endroits commercialement les moins favorables. Lorsque je suis entré, deux tables de six personnes étaient déjà occupées.
Le serveur, un très aimable jeune homme, m’a reconnu. La salle est un mouchoir de poche qui ne comporte qu’une douzaine de tables. La déco est assez sobre, sans chichis. Même la vaisselle se veut
simple. Il faisait un peu trop chaud et j’aurais préféré de la musique classique plutôt que d’écouter un clone de NRJ. La carte change toute les six semaines et utilise des produits de saison.
J’ai commandé en entrée des makis de foie gras au jambon de Bayonne et aux pruneaux. Ensuite un cuissot de sanglier mijoté durant 9 heures accompagné d’une purée de betteraves et des coings. La
viande était vraiment excellente et j’ai trouvé assez original d’utiliser des betteraves et des coings. J’ai bu deux verres de vins du Sud-Ouest, du rouge et du blanc. Le dessert, une ronde de
différentes douceurs, était bien moins bonne que la fois précédente mais j’avais aussi sans doute la panse plus remplie. En fin de repas, le cuisinier est passé de tables en tables. Je ne
l’imaginais pas aussi jeune. Il était assez séduisant aussi et très extraverti. Il doit avoir dans les trente ans. Le soir, j’ai téléphoné à Fofolette qui n’était pas allée au bureau depuis le
début de la grève. Nous nous retrouverons donc lundi prochain.


Les photos ne sont pas très bonnes car je n’ai pas utilisé de flash pour ne pas importuner les autres clients.
Le journal d’un vieux pédé parisien
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