
MINORITE SILENCIEUSE
Samedi soir, Patrick et Jacky sont venus dîner à la maison. Sans doute se demandaient-ils avec une certaine angoisse si je n’allais pas me lancer dans des préparations culinaires de mon cru… Ils n’avaient pas tort. J’avais décidé de préparer moi-même l’entrée. Je voulais reproduire un plat que j’avais l’habitude d’acheter dans un delikatessen près de l’avenue des Ternes : des carottes râpées avec du fromage, du jambon et quelques autres ingrédients. La copie ressemblait assez peu à l’original… Les câpres ont laissé Jacky perplexe. Le plat principal, tournedos et haricots, était plus réussi mais avait nécessité un investissement personnel moins important. Pour faire passer tout cela, nous avons bu la bouteille de champagne apportée par Patrick et Jacky ainsi que celle que j’avais au frais dans le frigo. Le dessert était réussi et pour cause ce n’était pas moi qui l’avais préparé… Mes invités m’avaient apporté un cadeau que j’ouvrirai seulement le jour de mon anniversaire.

Cela fait deux fois de suite que par paresse je vais chez Dalloyau acheter des gâteaux (une boutique est à 10 mn à pied de chez moi) plus inventifs que chez Ladurée mais moins fins que chez Pierre Hermé.

Ci-dessus, les gâteaux du repas précédent.
Le journal d’un vieux pédé parisien